elle s'asseoit à côté de moi. je suis en train de lire, un livre qui semble intéressant. cela la fait sourire mentalement. elle aussi possède un livre, juste là dans son sac, mais non, non, pas maintenant. en un coup d'oeil, j'ai le temps de tout voir. elle porte une robe à fleurs d'été. comme il fait froid dehors, elle s'est assortie d'un léger petit pull noir, de collants noirs. ses pieds sont chaussés de petites bottines rouge vintage. tout ceci ,affublé d'un manteau blanc si joli. ainsi qu'une écharpe rouge. feutrée. magnifique. elle est parfaite.,elle. son visage. de jolies bouclettes retombent autour de celui -ci, on voit qu'elle rentre de soirée, comme si elle s'était maquillée un peu et qu'il ne restait plus rien, peut-être quelques traces. elle ressemble à cette si jolie fille, dans the nothebook. avec ses jolies boucles. elle s'asseoit près de moi, donc. il y a de la place un peu partout mais c'est à côté de moi qu'elle s'assied. elle sort son portable, écrit mais n'envoie pas de messages. elle ne me regarde pas, a l'air préoccupé. je continue à lire. le temps passe. un peu. quelques minutes plus tard, le train arrive. elle se lève, regarde autour d'elle. je vois qu'elle hésite à me dire 'le train est là', avec un sourire, car celui-ci s'est arrêté un peu plus loin. mais elle ne dit rien, se lève, et marche. son pas est triste. lent. mais triste. je rentre dans le train, je la vois chercher une place pour s'asseoir. finalement elle choisit la place à côté de moi. elle a eu le temps de me regarder, un peu. je continue à lire. elle semble essayer de deviner ce que je lis. elle lis quelques phrases, ne reconnait pas, mais le livre semble parfait, pense-t-elle. à son grand desespoir, quelques secondes plus tard je range mon livre, pour sortir un cahier, un stylo. pour son plus grand plaisir, je me met à écrire. elle ce demande ce que c'est. des cours, ou bien des choses à faire. elle regarde à sa droite, vers ma page blanche, mon écriture qui se dessine peu à peu sur le papier. je crois qu'elle apprécie. elle déchiffre quelques mots, comme rêves, lèvres. elle ne sait pas très bien. et elle continue de regarder, sans aucune pudeur, sans essayer d'être discrète. je ne lève pas les yeux, continue à écrire. plus tard, si peu après, le train s'arrête. elle se lève, au dernier moment. se retourne pour voir si elle n'a rien oublié. je ne la regarde pas, je ne m'y attendais pas. elle sort du train, je la regarde, frustré par la fin de ce court instant précieux. finalement elle se retourne, tout en marchant. elle plonge ses yeux dans les miens, intriguée. elle a toujours cet air triste. je me prend à me demander pourquoi. je la regarde avec ce même air, intrigué. la reverrais-je peut-être un jour.